Lorsqu’une famille vient consulter en thérapie, c’est en général parce qu’un de ses membres est en souffrance. Ce peut être une maman dépressive, une jeune fille anorexique, le petit dernier en difficultés scolaires, un conjoint dont le chômage se prolonge indéfiniment, l’adolescent en conquête de son autonomie, un père ou une mère désemparé(e) lorsque son enfant devenu grand quitte la maison, un parent âgé qu’il faut prendre en charge, etc.
Nous sommes tous le reflet des différents systèmes dont nous faisons partie : familial, professionnel, social, etc. De tous ces milieux, la famille est sans doute le plus marquant. Nous transportons avec nous des valeurs, des émotions et des comportements véhiculés par notre famille et ceci depuis plusieurs générations.
La personne porteuse du symptôme est appelée le patient désigné. C’est elle qui constitue le problème pour la famille. Le patient désigné focalise suffisamment l'attention sur lui pour faire croire à son entourage et aux thérapeutes qu'il est « le problème ». Pourtant le symptôme est utile, il apparaît comme la solution la plus adaptée possible, trouvée par la famille pour continuer à fonctionner. Le symptôme vient dire quelque chose sur la manière dont se déroulent les interactions entre les membres de la famille, face à la difficulté.
La thérapie systémique, considère la famille comme un système, c’est-à-dire un ensemble de personnes en interaction les unes avec les autres, organisé et structuré avec des lois internes. Imaginez un mobile suspendu au plafond de votre salon. Le petit souffle d’air qui atteint un des éléments fait bouger l’ensemble du mobile. Le mobile, bien que constitué de pièces différentes, réagit comme un « tout », car chaque pièce de la structure aérienne est liée à une ou plusieurs autres.
Une autre lecture de la réalité.
Il s’agit pour moi de vous aider ou d’aider votre famille à avoir une vision différente de vos difficultés, de construire avec vous une autre lecture de la réalité qui vous permette d'envisager des issues nouvelles. En même temps, je dois être attentive à ne pas imposer ma propre construction de la réalité (mes mythes, mes valeurs personnelles...) mais, bien au contraire, à m’ajuster à la votre ou à celle de votre famille.
La valeur positive du symptôme est mise en avant
Le symptôme n’est pas seulement l’expression d’une souffrance. Il est également « utile » car il est souvent votre premier recours en situation de crise.
Vos compétences ou celles de votre famille sont recherchées et valorisées.
Je sais que vous avez des ressources pour trouver une solution mais vous avez besoin d'aide dans ce cheminement.
Définir des objectifs :
Il est essentiel pour moi de définir avec vous les objectifs à atteindre. Vous êtes un associé à part entière de la thérapie.
Une relation égalitaire :
Je refuse les rôles stéréotypés du genre « le patient qui souffre et qui questionne – le thérapeute qui répond et résout ». La thérapie est un partenariat !
La thérapie de couple a des points communs avec la thérapie familiale
Lorsqu'un couple vient consulter un thérapeute, c'est souvent parce que les conjoints vivent une crise ou un conflit qui leur gâche la vie... Ce peuvent être des reproches qui reviennent de manière récurrente, de la colère, de la violence, une jalousie dévorante de l'un ou de l'autre, une tromperie, une difficulté pour avoir un enfant...
C'est difficile de vivre ensemble malgré les sentiments. Parfois il y a une usure du couple avec une perte de désir, une belle mère envahissante, des enfants qui prennent toute la place, une maman qui ne sait plus retrouver son envie d'être une femme, une inversion des rôles, un père absent, une dépendance affective, une mauvaise position dans la relation...
L'objectif de la thérapie c'est en premier lieu de prendre du temps pour en parler, du temps à deux avec un tiers. Celui-ci permet que la parole circule de nouveau. Il permet de trouver des solutions auxquelles le couple enfermé dans son fonctionnement n'a pas eu accès. Il permet un nouvel éclairage de la situation. Venir en parler, c'est aussi mettre un terme à l'escalade. Il y a deux grandes catégories de relations : les relations symétriques et les relations complémentaires. On peut dire qu'il s'agit de relations fondées soient sur l'égalité, soit sur la différence. Dans le premier cas, les partenaires ont tendance à adopter un comportement en miroir, dans le second cas, le comportement de l'un des partenaires complète celui de l'autre. Certains couples fonctionnent en symétrie et l'escalade ne permet pas d'avancer. La présence du thérapeute permet de casser cette symétrie et de retrouver un dialogue.
Venir consulter, évite dans la plupart des cas une séparation, la thérapie peut-être très courte, quelques séances ou plus longues si le couple en éprouve le besoin.
On définit ensemble les objectifs à atteindre.
L’objectif de la thérapie systémique consiste à dégager les règles de fonctionnement des interactions : comment s’organisent les relations ? Quels sont les rôles des uns et des autres ? Leur influence réciproque ? Quelle est la force ou la fragilité des liens de dépendance et d’appartenance ? Quelles est l’ampleur des phénomènes de répétition à travers les générations ? Comment se jouent les rapports de loyauté à sa famille d’origine ? Comment fonctionnent les réajustements ? Quels sont les scenarii de conflits et la manière de les gérer ou de les résoudre ?